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10 décembre 2025

Avec ce blog, nous vous convions à un voyage dans le monde merveilleux du gingembre.
Mois par mois, nous publierons ici des billets pour titiller votre curiosité.
Nous vous y proposerons 4 rubriques : bien-être, saveurs, histoires et rencontres.



 Chères amies, chers amis, bienvenue sur le blog de Fée d’Or !


 Avec ce blog, nous vous convions à un voyage dans le monde merveilleux du gingembre. Chaque mois nous publierons ici des billets pour titiller votre curiosité. Nous vous y proposerons 4 rubriques : bien-être, saveurs, histoires et rencontres.


 Avec la rubrique Bien-être, nous vous présenterons les dimensions bienfaisantes du gingembre. Derniers travaux scientifiques, entretiens avec différents spécialistes et témoignages de client-e-s habitué-e-s s’y entrecroiseront. Comme vous le savez probablement déjà, le gingembre est un vieux compagnon de la santé humaine… Affaire à suivre !


 Au fil de la rubrique Saveurs, nous explorerons les infinies possibilités qu’offrent nos produits pour la création de boissons et de recettes. Il nous tient à cœur de composer des jus à partir desquels les fantaisies les plus variées puissent s’amuser. Et comme nos imaginaires culinaires sont sans cesse en ébullition, nous vous donnerons quelques pistes pour inspirer vos jeux créatifs. A vos marmites...


 Dans la rubrique Histoires, nous partagerons avec vous les mille et une aventures qui jalonnent le parcours de Fée d’Or, ainsi que l’histoire du gingembre siècle après siècle. Nous nous intéresserons aussi au gingembre à travers la littérature, le cinéma, la musique – bref, à toutes les manifestations du précieux rhizome dans le champ artistique. Et si l’on tend bien l’oreille, on entend… le jus !


 Au gré de la rubrique Rencontres, nous célébrerons les ami-e-s de Fée d’Or. Nous vous emmènerons à la découverte de nos magasins partenaires. Qu’il s’agisse d’une coopérative autogérée, d’un petit bio végan, d’une ferme au bord de l’eau ou d’un artisan passionné, nos nombreux revendeurs ne pourront que vous émerveiller ! Dans cette rubrique, nous rencontrerons aussi les client-e-s de Fée d’Or, qui nous raconteront quels liens nous unissent. Peut-être même vous y trouverons-nous...


Nous espérons vivement que notre blog vous passionnera. Nous nous réjouissons des réactions, commentaires ou questions qu’il suscitera chez vous... Au plaisir de vous lire et, d’ici là, bonne lecture et bonne santé !


par Thibaud Isoz 10 décembre 2025
Aujourd'hui, nous vous emmenons à la découverte de 3 magasins extraordinaires. Leur point commun ? Proposer dans leurs étals un certain jus de gingembre dont vous nous direz des nouvelles !... Chères et chers ! En cette douce matinée de printemps, nous vous embarquons dans notre Féemobile pour une balade par monts et par vaux ! Remplie à ras bord des jus fraîchement pressés, elle s'apprête à livrer quelques-uns de nos magasins partenaires outre-Sarine. L'occasion rêvée pour vous présenter trois d'entre eux. Mais traversons tout d'abord la verte Gruyère. Au son des merles, elle se réveille doucement. Les brumes du matin lui donnent un aspect fantastique tout à fait à propos - Fée d'Or approved ! Mais à peine avons-nous le temps de dire ouf (-"ouf") que nous voici déjà à Spiegel, près de Berne. Il faut dire que la Féemobile carbure elle-même au gingembre. Sa puissance n'a donc rien de très surprenant. Perché sur les hauteurs sud de la capitale, Spiegel comporte une particularité tout à fait remarquable : le i-lade . Lade comme magasin et "i" comme Isabelle, la maîtresse des lieux. Ici, vous trouvez d'innombrables pépites de production locale et en vrac. Et comme Isabelle vient de Bretagne, il règne une atmosphère vaguement magique où druides, lutins et fées s'entremêlent joyeusement. Heureux hasard que la Fée d'Or y dépose donc ses jus ! Isabelle nous confie même un secret : avec nos jus, elle s'est convertie au gingembre, elle qui jusqu'à présent ne le supportait pas... Grand merci à toi, Isabelle, pour ce lieu dont tu prends soin avec conviction ! De notre côté, nous reprenons la route tandis que le soleil caresse bientôt le zénith. Heureusement, un petit Rafraîchissant nous aide à braver la chaleur qui fait rage. La longue plaine qui sépare Berne de Soleure s'apparente en effet à une traversée du désert - au loin, le Jura se dresse calmement comme une promesse d'ombre et d'eau fraîche. Biberist n'est cependant jamais qu'à quelques encâblures. Et comme Franziska nous accueille avec joie et café - une torréfaction locale au goût de fleurs - son magasin nous fait l'effet d'une oasis ! Puro - puisque c'est son nom - correspond d'ailleurs très exactement à un havre de paix dans un monde fou. Juste à côté d'un centre commercial, ce vrac vient d'ouvrir, à la fin février. Fée d'Or a participé à l'inauguration. Depuis lors, Biberist compte une quantité non négligeable de personnes dépendantes au jus de gingembre ! Toutes les 3 semaines, des centaines de bouteilles atterrissent chez Puro. Dans cette charmante maison jaune (ceux qui vivent là ont jeté la clé), Franziska fait peu à peu pencher la balance vers une durabilité qui lui semble indispensable. Trois pièces s'enchevêtrent et proposent des douceurs, tant alimentaires que cosmétiques. Soutenue par sa famille et ses ami-e-s, Franziska vit cette nouvelle aventure avec passion. Auparavant, elle a longtemps travaillé comme infirmière - elle n'en est donc pas à son premier coup d'essai en ce qui concerne le soin... Passage obligé si vous vous baladez dans le coin! Mais notre Féemobile vrombit et nous prenons congé. Hasta la vista, Franziska, und bis bald ! A peine repartis, nous voici arrivés : notre prochaine halte se trouve à deux pas. Il faut dire que Biberist et Soleure ne font presque qu'un. Entre longue rivière tranquille et sublime vieille ville, la cité de l'Aar constitue l'écrin idéal pour la Cuisine Verte - en allemand Grüeni Chuchi . Stephan et son équipe y cultivent un lieu où les jus ont naturellement trouvé leur place. Simplicité, charme, énergie, la rencontre semblait prédestinée ! Et comme ici tout est vegan, c'est un apéritif tout fruit, tout flamme que nous partageons avec nos ami-e-s de Soleure. Tandis que le soleil se couche derrière le majestueux Jura, ses derniers reflets s'amusent entre l'Aar et le jus. Sur le chemin du retour, nous sommes emplis de reconnaissance : c'est une chance unique que nos produits puissent vibrer dans d'aussi beaux lieux ! Au plaisir de vous en présenter d'autres et, d'ici là, portez-vous bien, chers et chères...
par Thibaud Isoz 10 décembre 2025
Chères amies, chers amis, Aujourd’hui, nous vous proposons un voyage à travers l’histoire du gingembre. Installez-vous confortablement dans votre fauteuil préféré, servez-vous un petit jus et bon périple ! L’origine étymologique du gingembre émane du sanskrit srngavera («en forme de corne» ou «en forme de bois de cerf»). Les premières traces écrites situent un usage du gingembre dans les traditions indienne et chinoise il y a plus de 3000 ans. Originaire d’Inde et de Malaisie, le gingembre se loge dans des endroits particulièrement difficiles d’accès. Dans le Japon d’avant notre ère, les périls liés à sa récolte annuelle nécessitent qu’on envoie 10’000 hommes à sa conquête ! Voici qui explique peut-être la signification du gingembre en japonais : «merveille de l’univers»... Le gingembre est importé dans le bassin méditerranéen par les Phéniciens dès le 4ème siècle avant J.-C., ce qui en fait une des premières épices orientales à arriver par ici. En Egypte antique, il est utilisé dans le processus de momification. Il se répand en Europe et trouve rapidement sa place en cuisine, chez les Grecs et chez les Romains. Une croyance court alors les rues : le gingembre serait la racine du poivrier. Le célèbre naturaliste Pline l’Ancien découvre ses origines et rectifie. Poivre et gingembre ne sont plus confondus. Les deux épices jouissent toutefois d’un prestige comparable. Très utilisé au Moyen Âge, le gingembre coûte bonbon. Il sert même de monnaie d’échange et donne lieu à un impôt. Une livre de gingembre, comme une livre de poivre, vaut alors à peu près le prix d’un mouton ! Par ailleurs, ses vertus aphrodisiaques sont déjà célébrées. Au 11ème siècle, l’école de Salerne écrit par exemple : «au froid de l’estomac, des reins et du poumon, le gingembre brûlant s’oppose avec raison, éteint la soif, ranime, excite le cerveau, en la jeunesse éveille amour jeune et nouveau». A cette époque, le commerce s’organise avec l’intermédiaire des Arabes. Leur territoire est idéalement situé pour assurer les échanges entre l’est et l’ouest du globe. Pour des raisons religieuses, les Turcs s’interposent. Mais les croisades ouvrent à nouveau la route. Les marchands arabes importent le gingembre depuis la côte est de l’Afrique notamment. «Zenj» désigne tout autant le gingembre que les habitants de cette région – ce qui donnera d’ailleurs son nom à Zanzibar. On retrouve même la trace du gingembre dans le Coran. A sa sourate 76, le livre sacré y décrit le paradis comme un lieu ombragé. L’arbre responsable y porte ses fruits assez bas pour qu’on y tende un bras - et il y circule des coupes cristallines contenant du… gingembre ! Au 15ème siècle, Venise, grande puissance économique, gère les échanges commerciaux avec l’Orient et la redistribution dans toute l’Europe. En 1421, le doge Tomaso Mocenigo souligne l’immense quantité de marchandises qui transite par la république : «les Lombards achètent de nous tous les ans trois mille charges de poivre, quatre cents fardes de cannelle, deux cents milliers de gingembre». Dès le 17ème siècle, la route commerciale est précisément dessinée, par l’établissement européen de comptoirs et de compagnies dans les Indes - alors dites «Indes orientales». En parallèle, la culture du rhizome se déploie dans les Amériques. La Jamaïque en devient un lieu central – jusqu’au jour d’aujourd’hui, d’ailleurs. La production connaît un succès phénoménal, dont témoigne le naturaliste et missionnaire José de Acosta : «le gingembre s’est multiplié de telle sorte que l’on ne sait plus qu’en faire, tant il est vrai que la flotte de l’année 1587 en rapporta à Séville 22’053 quintaux». La culture se généralise à l’Amérique, notamment au Brésil, au Pérou et au Mexique. La précieuse racine se rencontre de plus en plus couramment. Sa popularité ne cesse de croître. Mais son prix baisse inexorablement, ce qui finit par en éloigner les bourses les plus fortunées. De plus, les goûts se transforment petit à petit et, vers le siècle des Lumières, la papille européenne semble ne plus trop apprécier notre ami en forme de corne. Le gingembre s’évanouit carrément dans la nature. Au début du 19ème siècle, l’homme de lettres Guillaume de Raynal écrit même qu’il «tomba dans une espèce de mépris, et la culture en fut peu à peu abandonnée partout». Redevenir très utilisé dans nos parages constitue donc une tendance récente pour le gingembre. Les dernières recherches scientifiques au sujet de ses bienfaits y sont certainement pour quelque chose. Depuis quelques décennies, la multiplication des restaurants asiatiques fait également pencher la balance dans ce sens-là. Mais c’est surtout grâce au concours d’une certaine Fée d’Or que le gingembre trace à nouveau son chemin jusqu’à nos palais ! A bientôt pour de prochaines aventures, chères et chers...